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dimanche 19 novembre 2017
icar Vesion anglaise

THEME: Axe 4 - Outils de diagnostic et d'évaluation

Ressource 3: Techniques de remplissage et adaptations possibles

 

Technique de remplissage

Concrètement, s’il souhaite remplir les grilles, l’enseignant a deux possibilités :

  • Il imprime, pour chaque devoir, le nombre de grilles vierges correspondant au nombre d’élèves et il renseigne la grille à la main pendant et/ou après la correction de la copie. Les grilles peuvent éventuellement être données avec l’énoncé du devoir, charge alors à l’élève de la coller sur la première page de sa copie.
  • Il renseigne la grille à l’aide d’un ordinateur dans un classeur prévu à cet effet au format OpenOffice. Cette modalité de saisie, que nous conseillons, présente une certaine souplesse et un certain nombre d’avantages que nous détaillons plus loin. Dans ce cas, l’enseignant saisit 0,1 ou 2 selon le niveau de compétence pour chaque item, et les grilles du devoir correspondant sont générées automatiquement. Il reste à les imprimer et les agrafer (ou coller) sur les copies.

Adaptations possibles

L’outil proposé ci-dessus peut être adapté par chaque professeur, en fonction de ses objectifs et du temps qu’il est prêt à y consacrer. Certaines de ces options peuvent donner lieu à débat, en particulier entre collègues d’un même établissement.

· Nombre de niveaux d’évaluation de chaque item

Nous avons fait le choix d’évaluer chaque item avec trois niveaux mais on peut augmenter ou diminuer ce nombre de niveaux (les tableaux téléchargeables sont prévus avec trois niveaux d’évaluation).
Selon nous, un fonctionnement à deux niveaux ne permet pas de rendre compte d’états intermédiaires correspondant à un élève en cours d’apprentissage (lorsque la réussite semble très dépendante de la situation proposée), ni d’afficher aux élèves que l’apprentissage est un processus progressif : un élève ne passe pas d’un état bas à un état haut d’un seul coup.
Adopter quatre niveaux ou plus peut présenter quelques avantages pour mettre en évidence cette capacité à progresser ou cette variation de la compétence selon le sujet du devoir mais peut rendre la tâche plus difficile pour l’enseignant car cela nécessite une évaluation plus précise de la compétence.

· Usage quantitatif de la grille

Cet usage qualitatif n’est évidemment pas incompatible avec l’évaluation quantitative classique de certaines compétences transversales à travers l’utilisation d’un barème. Par exemple le non respect du nombre de chiffres significatifs peut continuer à être sanctionné au cours des questions demandant un calcul numérique.
Attribuer systématiquement un certain nombre de points aux items évalués (la grille pourrait compter pour 4 points sur 20 par exemple) aurait l’avantage de « mettre la pression » sur les élèves en leur faisant prendre conscience du degré d’exigence sur ces sujets, mais renforcerait le côté « sommatif » d’un tel dispositif.
Nous avons donc fait le choix de sortir la grille du champ de l’évaluation « chiffrée » pour lui faire jouer pleinement le rôle d’un outil formatif, tendant à rendre l’élève conscient de ses apprentissages réalisés et futurs.

· La grille comme outil de suivi pour l’enseignant et les élèves

Au niveau de la gestion des grilles, l’utilisation du tableur permet de garder trace tout au long de l’année des résultats obtenus par l’élève.
Nous rendons avec chaque copie d’élève la grille de compétences remplie au regard du devoir et nous invitons l’élève à comparer ses différentes grilles pour prendre conscience de son évolution.
Pour que l’évolution soit plus « lisible » par l’élève, on peut aussi remplir une grille individuelle unique pour toute l’année. À chaque devoir, l’élève doit rendre cette grille avec la copie et l’enseignant la renseigne. En cours d’année, on peut laisser l’élève libre de ne plus rendre cette grille. Dans ce cas, il ne bénéficie plus du suivi. Cette option présente l’inconvénient de laisser l’élève juger seul de ce que lui apportent ces grilles.